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À propos... peinture, démarche, inspiration...

Peintue, autoportrait, yeux

Mon plaisir est de représenter la nature humaine

avec toute la naïveté dont je suis capable.

Beauté : la mauvaise réputation.

Il y a longtemps, dans sa jeunesse, la beauté a pu s'exprimer avec toute la liberté de l'innocence.

Un jour, on l'a affublée d'un B majuscule, on l'a mariée de force au Bien, cette notion de plomb au service de l'ordre moral. Il a fallu se prosterner devant le couple jusqu'à l'écœurement.

Puis, on l'a désaccouplée, non pour lui rendre sa liberté, mais pour la détrôner par le questionnement philosophique : La Beauté qu'est-ce que cela veut dire ? Peut-elle exister dans l'absolu ? Est-elle une notion universelle ? Le moche peut-il être beau ? Et le Mal ?

Aujourd'hui, chassée du domaine de l'Art par la Vérité - la frangine qui attendait son heure pour régner toute seule -  la beauté se trouve rangée dans une écurie dorée, celle des Arts Appliqués. La voici associée à une belle lampe, une belle bagnole. Elle est bien nourrie et traitée avec amour. Mais la voilà désormais liée au marketing, au packaging, pour ne pas dire au mercantilisme, voire à la prostitution.

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Influences :

Ma peinture se nourrit aujourd'hui encore des lectures

de ma jeunesse, principalement la littérature fantastique.

C'est le souvenir des éditions Marabout-Fantastique, des univers de Jean RayClaude SeignolleAlexandre Dumas, Marcel Béalu ou Lewis (Le Moine). Nostalgie noire de la Belgique d'après guerre.

Et puis Les Fleurs du Mal,

La Warren publiait au moment de mon adolescence une version française de trois revues phare : Creepy, Eerie, Vampirella. (fonds culturel d'un Stephen King). Quant à l'Italie, elle générait parfois des petits bijoux pour adultes avec Terror, Outre-Tombe, Jungla, Jacula... Jacula, vampire blonde totalement amoraleAvec son dessin plutôt moche, elle a très bien vieilli. Cette histoire en 116 fascicules a acquis le charme des romans-feuilletons du XIXè siècle, ceux de Paul Féval ou d'Eugène Sue.

Autre influence qui me réjouis, l'imagerie d'Épinal, sinistre quand elle se voulait drôle, malsaine quand elle se voulait édifiante. Elle aussi rejoint la grande famille du fantastique. Mais, nec plus ultra, à son insu !

 

Et puis la peinture et la gravure classiques d'Europe. Les objets anciens sont des failles spatio-temporelles.C'est ce qui bouleverse tous les amateurs.

Chez les contemporains, les peintres narratifs comme Dali ou Magritte, mais aussi Rothko et Vasarely pour l'effet physique de leurs couleurs sur nous, spectateurs.

 

Les grands illustrateurs de l'édition... italiens, espagnols, américains, qui avaient la science des couleurs et de la séduction esthétique (comment résister à Howard Pyle, N.C.Wyeth, Ortiz, Garcia, EnrichFrazetta, Rockwell, Jacono, et tant d'autres encore moins connus).

Et Robert Crumb !!! Ce dernier à l'égal des Holbein, Dürer, Rembrandt.

Quand j'ai besoin de me ressourcer,

je me replonge dans les paysages impressionnistes

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Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Que le monde est grand à la clarté des lampes,
Aux yeux du souvenir, que le monde est petit.

Baudelaire. Le Voyage.

Photo, atelier, portrait Olivier de Rivaz,

Photo d'atelier - 2016.

Mes galeries :

—  Galerie Rollin, rue Écuyère, Rouen

—  Galerie Alexandre, rue Gaston Follope, Bernay.

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Le Jardinier. (encre sur papier) 2020
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Olivier de Rivaz — peintre —À propos