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  • Olivier de Rivaz

Destruction des monuments historiques.

Dernière mise à jour : juil. 13


Imaginons la destruction des monuments historiques perpétrée par des membres du SNI, premier syndicat d'agents immobilier du pays, sous l'œil complice de l'État.


Les églises démolies sur les places des villages, les monuments — moulins, auberges, châteaux, monastères, dynamités. Notre histoire anéantie, notre cadre de vie rasé pour être remplacé par des barres d'immeubles.


Bien sûr, ce serait un crime. Mais en ce qui concerne notre environnement naturel, ce cauchemar est en voie de finalisation. La plus grande partie des haies — aménagements pluri-centenaires, voire pluri-millénaires, constitués avec science — a été détruite par l'agriculture intensive. Les mares ont été comblées, les friches supprimées. Tous les lieux de survie de la faune et de la flore sauvage, tous ces lieux qui nous abritaient nous, humains, et nous protégeaient des vents, sont nettoyés, rasés. Une grosse exploitation suffit pour décimer une région. La forêt est en train de subir le même sort, faisant l'objet de l'exploitation de la "biomasse".


Il faudrait aussi parler de ces chemins vicinaux qui ont été dérobés à la communauté, avalés par l'arrachage des haies bordantes, le nivelage du sol, l'épierrage mécanique. Ni vu ni connu.


Les généreux donateurs pour la restauration de Notre-Dame de Paris feraient bien de s'émouvoir également de la destruction de ces monuments vivants que sont les arbres, les haies, les mares, les chemins.





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