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  • Olivier de Rivaz

Beauté, la mauvaise réputation.

Dernière mise à jour : juil. 13

Il y a longtemps, dans sa jeunesse, la beauté a pu s'exprimer avec toute la liberté de l'innocence.

Un jour, on l'a affublée d'un B majuscule, on l'a mariée de force au Bien, cette notion de plomb au service de l'ordre moral. Il a fallu se prosterner devant le couple jusqu'à l'écœurement.

Puis, on l'a désaccouplée, non pour lui rendre sa liberté, mais pour la détrôner par le questionnement philosophique : La Beauté qu'est-ce que cela veut dire ? Peut-elle exister dans l'absolu ? Est-elle une notion universelle ? Le moche peut-il être beau ? Et le Mal ?

Aujourd'hui, chassée du domaine de l'Art par la Vérité - la frangine qui attendait son heure pour régner toute seule - la beauté se trouve rangée dans une écurie dorée, celle des Arts Appliqués. La voici associée à une belle lampe, une belle bagnole. Elle est bien nourrie et traitée avec amour. Mais la voilà désormais liée au marketing, au packaging, pour ne pas dire au mercantilisme, voire à la prostitution.




Beauté :

Dans le domaine de la culture, notion puérile, pour laquelle il faut se justifier :

"Pourquoi tu trouves ça beau ?" — "Qu'est-ce qui te fais dire que c'est beau ?"


Par contre, personne ne vous demandera de rendre des comptes si vous dites d'un coucher de soleil, d'un paysage, de la mer ou de Saint-Cirq-Lapopie :

"Que c'est beau !"

(Dictionnaire amoureux de la culture - Les mots à éviter)

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